LEMNISCATE
PROCESSUS

Le journal de recherche constitue dans la formation, le lieu par lequel se dessinent les contours du questionnement. 

Votre journal réflexif est en somme, un rassemblement de pierres écrites “à chaud” qui vous seront utiles pour la construction de votre savoir par la suite. Ce journal est le début de votre autodiscipline, le début de votre “auteurisation” selon Ardoino, un pédagogue de l’autogestion implicative. Le journal est le témoin de votre pratique. Vous pouvez l’emmener partout dans votre journée, dans vos moments et noter les “choses” qui vous viennent. Le plus facile étant de raconter comme vous raconteriez à quelqu’un votre “vécu” “perçu” “conçu” du moment. L’écriture du journal de recherche constitue la nécessaire évocation de vos prises de consciences, des moments fortuits de vos moments créateurs, nourris d’intuition, de rapport de lecture.

Au début, vous pouvez commencer un journal global, chronologique et petit à petit les moments vont se dessiner, les thèmes s’en suivre. Vous pourrez discerner alors les thèmes de vos journaux et les tenir comme bon vous semble. Les thèmes de vos réflexions sont formés comme des pierres qui une fois taillées vous permettront de constituer votre mémoire.

Le journal peut être intime tant qu’il n’a pas acquis la maturité de l’extime. Vous devez évaluer, compte tenu de l’objet de recherche de l’école «  la conscience », « le contact », «  le Bien Etre », “la méditation”,…le moment ou les passages que vous souhaitez partager avec votre communauté de référence.

Développer votre thème

Partez de votre vécu pendant la formation et hors formation. Essayez de mettre au travail votre subjectivité en relation avec les évènements biographiques. D’ici là,  vous pouvez prendre rendez-vous avec votre responsable pédagogique pour un entretien de supervision afin de vous aider à clarifier votre questionnement et axe de développement.

Les lignes directrices du travail

Ce projet se situe à plusieurs niveaux : Vivre, Percevoir, Concevoir.

1.       Vivre : Vous avez vécu plusieurs moments autour du positionnement, de la méditation, des pratiques,..

2.      Percevoir ; Vous avez perçu, exprimé, réfléchi  pensé lors de ces moments et en dehors de ces moments les apports, les prises de conscience à partir de la pratique et de quelle manière elles imprégnaient votre biographie. Pour le troisième point, pensez bien l’ « entre moment ». Avant la pratique, après la pratique, observer les effets, les tensions, les intégrations, les prises de conscience, le questionnement…En quoi la pratique opère sur votre relation à vous-même, à l’autre, au milieu.

3.      Concevoir : Vous avez écrit, dialogué mis en forme une conception de ce travail du local au global, du personnel au transpersonnel lors des discussions dans les moments et en dehors. Votre perlaboration est en cours vers la conception. 
En posant des mots de temps en temps, vous serez surpris de votre capacité à penser votre geste. 
Pour ceux et celles qui souhaitent enrichir leur propos ou bien l’appuyer, vous pouvez consulter la bibliographie de votre classeur ou encore demander conseil à l’équipe de formation.

  
Comment se mettre à écrire

Le mieux est de s’assoir tranquillement et de commencer à laisser aller votre mémoire du vécu sans trop penser au résultat. La première chose à faire est de contextualiser votre propos. Notez le lieu, l’heure, décrivez le cadre, les conditions, le temps. Le fait de situer le propos dans son contexte est le cadre qui va permettre de donner corps à votre réflexion. Rappelons-nous que ce sont les petites choses qui font les grandes choses. Commencer petit…La longueur du texte n’est pas le plus important. Dans un premier temps vous pouvez commencer par vous présenter, en quelques lignes et poursuivre sur les axes qui vous intéressent. Afin de vous permettre un point d’appui à la réalisation de votre écrit, nous vous proposons quelques axes de réflexion. Lors des stages vous avez exprimé votre ressenti à chaud. Vous pouvez essayer de vous souvenir de ces moments.

Quelques pistes

Voici quelques pistes conductrices:

Se présenter
Comment j’ai eu l’information
Pour quoi et pourquoi le choix de cette formation au sein de Lemniscate Processus
Quelles étaient mes attentes, quelles ont  été mes trouvailles
Pour cela repensez votre moment de rencontre avec la formation, décrivez votre état avant, votre état après, pendant…Vos émotions…Vos tensions… Votre détente…
Observer vos tensions dans la vie, vos difficultés, votre problématique identifiée, ce que vous connaissez de là où vous en êtes dans la relation aux autres, à vous même dans votre vie, dans vos moments…

Le lieu
le dispositif
les différents moments du stage
Le support pédagogique : le fascicule

Le ressenti énergétique
Le yin / yang
La relation à l’autre/ la relation à soi
La posture
L’acte/La réaction
Le bruit/ Le silence
L’enracinement
La conduction
L’horizontale/La verticale
Se vivre/ Se dire/ S’écrire…
Le masculin/ le féminin
La confiance
Le geste
La relation à l’autre, la relation à soi
Le Soi
Mobilité/Immobilité
La respiration
Le regard
Horizontale et verticale
La sincérité
La vérité
L’humilité

D’autres thèmes sont possibles…


Pour les étudiants de la formation “Exploration de la méditation”

“Comme je l’ai mentionné durant la première séance, si ce n’est pas encore fait, veuillez commencer un cahier d’écriture sur la pratique, vos ressentis, vos observations. 


Premières questions support de l’observation : 

quelles sont les circonstances et les paramètres de l’état méditatif en moi ?quelle est la réminiscence de cet état méditatif ? dans l’enfance, lors d’un drame ou d’une grande joie ?
Avez vous repérer quels étaient les “voleurs” ?!

Vous pouvez également observer la liste des écueils et noter régulièrement après votre pratique quels sont ceux qui vous atteignent le plus souvent :

Ecrire et revoir la séance régulièrement, pour voir comment votre compréhension évolue.”

Lou Yan

14/10/2020

Sources

Cet article est issu des apports de plusieurs intervenants ayant participé à l’évolution des formations sur le volet de la pédagogie, du questionnement et du journal de recherche (notamment Nelly Missir et Katia Mendez). Désormais c’est Chloé Gaspari qui accompagne les stagiaires dans la mise en place d’un questionnement structuré et structurant notamment à partir de groupe de parole collaboratif.

Pour en savoir plus

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